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                                                        La famille hamster
Il y a très longtemps, dans un pays lointain, vivait une famille de hamsters russes.
Le papa Saphir, la maman Camomille, et leurs huit petits. Quatre garçons coquins, et quatre filles, autant coquines que leurs frères. Pas très original me direz-vous ! J’en conviens, mais le couple se trouva un peu dépassé par les évènements.
Ils habitaient dans une forêt, au milieu d’une clairière verdoyante, ensoleillée, avec de charmants voisins : la famille Hérisson. Tous  vivaient heureux et en toute quiétude, dans ce petit paradis.
Leurs maisons à étages simples et coquettes étaient entourées de jardinets bien entretenus et de jeux réservés aux enfants.
Les bébés Hamsters grandissaient vite, trop vite pour leur maman.
Ils se chamaillaient, se bagarraient, les frères tiraient les cheveux de leurs sœurs, et les coquines se vengeaient en leurs piquants leurs jouets. C’était force cris et pleurs, il fallait sans cesse les surveiller, et maman Camomille avait fort à faire.
Maintenant, elle préparait une tarte aux pommes, les petits l’adorait, ils étaient si gourmands !
Pendant ce temps, papa Saphir se reposait sur son fauteuil à bascule. Les lunettes perchées sur le bout du nez (il ne voyait pas les petites lettres), il lisait le journal en attendant que la grosse chaleur passe.
Une fois bien reposé, il prit la binette et le sécateur pour récolter quelques légumes pour la soupe du soir ainsi qu’un bouquet de violettes pour maman Camomille qui aimait fleurir la maison.
Malheureusement, la porte ne se ferma pas complètement, gonflée par l’humidité. Quelle tentation pour les coquins et coquines, quelle aubaine ! Maman, occupée à sa pâtisserie, les mains enfarinées, enfournait la tarte. Elle ne vit pas les enfants s’éclipser et surtout ne les entendit pas. Ils eurent vite fait de disparaitre et d’aller jouer.
Le ciel bleu et l’air pur les surprirent. Ils éternuèrent, puis courant, se pourchassant, se balançant, se chatouillant, ils riaient, criaient à pleins poumons, ils s’amusaient comme des fous, sans se rendre compte de rien.
Une ombre noire planait au-dessus d’eux. Un aigle royal ne perdait pas une miette de leur jeu et attendait le moment propice, pour piquer sur eux et en faire son quatre heures !
Papa Saphir, dans son potager, vit l’ombre menaçante. Horrifié, il appela ses enfants. Mais les petits diables, occupés par leurs jeux, ne l’entendirent pas. Affolé papa Saphir lâcha panier, outils et le reste pour courir jusqu’à eux, les poussant vers la maison. Ouf ! Juste à temps pensa-t-il ! Hors de danger, il les compta, il en manquait une ! Sa petite dernière, la rêveuse, la plus indisciplinée et un peu sa préférée.
Regardant de droite, de gauche, il ne la vit nulle part.
Maman Camomille n’allait pas être contente, pour le moins, oh ça non alors !
Mais où était-elle nom d’un petit bonhomme ! grogna-t-il en regardant par une autre fenêtre. À ce moment, son sang se glaça et ses cheveux se dressèrent sur sa tête. Elle courait de-ci delà, poursuivant un papillon de couleurs vives, allant d’une fleur à l’autre sans songer une seule seconde au danger qui la menaçait.
C’eut été un tableau attendrissant, il en aurait applaudit sa petite Coquine si le besoin de la sauver des serres de l’aigle ne le pressait !
Il courut vers elle, la prit dans ses bras et plongea littéralement sous une ombrelle (en l’occurrence un plant de courgette). Haletant, le cœur battant la chamade, il serra contre lui sa fille, s’assurant qu’elle n’avait rien.
Regardant vers le ciel si le rapace menaçait toujours, il fit un pas en avant, mais s’arrêta net. L’aigle fonçait droit sur eux, serres en avant !
Le voisin hérisson qui avait suivi toute la scène, n’écouta que son courage et se rua en boule sous les pattes de l’aigle. Le rapace croyant attraper des hamsters, ne récolta que des épines ! Il jurat ; ouille cela faisait mal ! Et penaud regagna le ciel.  
Papa Saphir et sa petite Coquine remercièrent avec effusion monsieur hérisson qui tout fier regagna ses pénates.
L’histoire finit bien, toute la famille réunie se mit à table pour une chaude collation après toutes ses émotions. Ils jurèrent à leurs parents qu’à l’avenir, ils seraient plus obéissants et plus prudents, du moins, jusqu’à la prochaine fois pensèrent papa et maman hamster, en regardant avec amour leur progéniture.

Comme tous les petits enfants du monde ils promettent et oublient.

 Josy Gaudino  Le 24/ 06/2010

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